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Combien coûte un site web bilingue? Traduction, SEO et pages en double

Pourquoi une deuxième langue coûte plus qu'une traduction: adaptation, hreflang, SEO par langue et entretien, avec une méthode pour estimer votre budget.

6 min de lecture

Un site web bilingue coûte plus cher qu'un site unilingue parce que la deuxième langue ne se limite pas à la traduction. Il faut adapter les textes au lecteur, créer une page distincte par langue, configurer les balises hreflang pour Google, faire une recherche de mots clés dans chaque langue, traduire les formulaires et courriels automatiques, puis entretenir deux versions pour toujours. Selon la méthode, la deuxième langue peut ajouter quelques dizaines de dollars par mois (traduction automatique par extension) ou une part importante du budget du projet (adaptation professionnelle et SEO dans les deux langues). La bonne option dépend de l'importance de cette clientèle pour vos ventes.

Voici d'où viennent les coûts et comment estimer les vôtres.

Au Québec, le français n'est pas une option

Pour une entreprise qui fait affaire au Québec, la question n'est pas de savoir s'il faut une version française. L'Office québécois de la langue française rappelle que la documentation commerciale doit être rédigée au moins en français, peu importe le support, y compris les sites Web et les réseaux sociaux. L'anglais peut s'ajouter si le français est présent de façon au moins équivalente et que la version française est accessible dans des conditions au moins aussi favorables. L'OQLF précise aussi que vous êtes responsable du contenu que vous diffusez, même s'il est produit par un tiers.

Concrètement : la version française ne peut pas être une version allégée cachée derrière un petit lien. Si vous ajoutez l'anglais, c'est l'anglais qui s'ajoute au français, pas l'inverse.

Ce qu'une deuxième langue ajoute vraiment

Les textes

Traduire un texte de vente mot à mot donne souvent un résultat raide. Les meilleurs résultats viennent d'une adaptation : même message, mais avec les expressions, les exemples et les arguments qui parlent au lecteur de cette langue. Un client anglophone et un client francophone ne cherchent pas avec les mêmes mots, même pour le même service.

Les traducteurs facturent au mot, à l'heure ou au document. L'Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec ne fixe aucun tarif; le prix dépend de la paire de langues, de la complexité et du délai. Demandez donc une soumission à partir de votre nombre de mots réel.

Les pages en double

Google recommande une URL distincte pour chaque version linguistique d'une page, par exemple /fr/services/entretien et /en/services/cleaning, plutôt qu'une seule adresse qui change de langue selon un témoin ou les réglages du navigateur. Un site de 10 pages devient donc un site de 20 pages : 20 titres, 20 descriptions, 20 pages à tester.

Google déconseille aussi de rediriger automatiquement un visiteur vers une autre langue. Le visiteur doit pouvoir choisir avec un lien visible.

Les balises hreflang

Les balises hreflang indiquent à Google quelle page correspond à quelle langue. Chaque version doit pointer vers elle-même et vers toutes les autres; si deux pages ne pointent pas l'une vers l'autre, Google ignore les balises. Bien configurées, elles évitent que la page anglaise apparaisse dans les résultats en français, et inversement. C'est un travail technique modeste, mais souvent bâclé.

Le SEO dans chaque langue

Un mot clé traduit n'est pas toujours le mot que les gens tapent. « Entretien ménager commercial » et « commercial cleaning » ne mènent pas aux mêmes volumes ni aux mêmes concurrents. La recherche de mots clés, les titres et les descriptions doivent être faits pour chaque langue.

Attention à la traduction automatique en masse. Les politiques anti-spam de Google visent le contenu produit à grande échelle surtout pour manipuler le classement, et citent en exemple les transformations automatisées comme la traduction quand elles apportent peu de valeur aux utilisateurs. Une traduction automatique relue et corrigée par une personne n'est pas le problème; des centaines de pages traduites sans relecture peuvent l'être.

Tout ce qu'on oublie

  • formulaires, messages d'erreur et page de remerciement;
  • courriels et textos automatiques;
  • politique de confidentialité et bandeau de témoins;
  • textes alternatifs des images, documents PDF, vidéos sous-titrées;
  • fiche Google Business Profile et avis;
  • réponses de votre chatbot, s'il y en a un.

Trois façons de faire, trois niveaux de coût

MéthodeCoût typiqueQualitéPour qui
Extension de traduction automatique (ex. Weglot)De 17 $ à 87 $ par mois selon le nombre de mots et de languesCorrecte à moyenne sans relecturePetits sites, langue secondaire peu stratégique
Traduction automatique + relecture professionnelleAbonnement + révision facturée au mot ou à l'heureBonneSites de taille moyenne, budget serré
Adaptation professionnelle + SEO par langueLe plus élevé : traduction ou rédaction + recherche de mots clés + intégrationLa meilleureEntreprises qui vendent vraiment dans les deux langues

Chez Weglot, par exemple, le forfait Starter (17 $ par mois) couvre 10 000 mots et une langue, Business (32 $) couvre 50 000 mots et trois langues, et Pro (87 $) 200 000 mots et cinq langues; les prix sont affichés en dollars américains selon le taux de l'euro. Retenez que le nombre de mots compte toutes les pages, y compris les articles de blogue, et que la facture augmente avec le site.

Comment estimer votre coût

Faites le calcul avec vos chiffres.

  1. Comptez les mots. Un site vitrine de 10 pages compte souvent de 4 000 à 8 000 mots, sans le blogue. Multipliez par le tarif au mot de votre traducteur.
  2. Ajoutez le travail de site. Sélecteur de langue, URL par langue, balises hreflang, plan du site par langue, tests. Sur un site bien conçu, c'est quelques heures; sur un site mal structuré, beaucoup plus.
  3. Ajoutez le SEO. Recherche de mots clés et rédaction des titres et descriptions dans la deuxième langue.
  4. Ajoutez l'entretien. Chaque nouvelle page, promotion ou article se fait deux fois. Prévoyez la traduction dans votre budget mensuel.

Exemple : un site de 10 pages et 6 000 mots. La traduction se calcule sur 6 000 mots au tarif soumis. S'y ajoutent l'intégration technique et le SEO de la deuxième langue, puis environ 20 nouvelles pages ou articles par année à traduire. C'est ce dernier poste qu'on oublie, et c'est souvent lui qui coûte le plus sur trois ans.

Les erreurs qui coûtent cher

  • Une seule URL pour deux langues, avec un bouton qui change le texte en JavaScript. Google ne voit souvent qu'une version.
  • Redirection automatique selon la langue du navigateur. Les visiteurs et Google ne voient jamais l'autre version.
  • Un menu traduit, mais un contenu dans une seule langue. Google le signale explicitement comme une mauvaise pratique.
  • Des pages anglaises sans équivalent français, ou une version française incomplète, ce qui pose problème au Québec.
  • Pas de responsable de l'entretien. Après six mois, les deux versions ne disent plus la même chose.

Quand une deuxième langue n'est pas prioritaire

Hors Québec, si moins d'une petite part de vos clients parle l'autre langue et qu'ils sont à l'aise dans la vôtre, une page d'accueil et une page de contact traduites peuvent suffire au départ. Investissez dans la deuxième langue complète quand elle représente un marché que vous voulez vraiment conquérir.

Le rôle de PNE

Notre service de conception de sites Web bâtit des sites bilingues dès le départ : une URL par langue, hreflang, SEO dans chaque langue et un CMS qui garde les deux versions alignées. Pour DC Maintenance, nous avons produit 28 pages en français et en anglais avec hreflang, pour que chaque marché se classe de son côté; pour World Gym Québec, chaque page du site est offerte dans les deux langues. Voyez l'étude de cas DC Maintenance.

Sources

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